Questionnements féministes et méthodologie de la recherche
[Feminist Questions and Research Methods]
Michèle Ollivier et Manon Tremblay
Paris, L’Harmattan, 2000
La recherche féministe repose-t-elle sur une éthique de la recherche qui lui est propre? Est-elle mieux servie par les méthodes qualitatives que quantitatives? Comment arrive-t-elle à concilier engagement politique et effort d'élaboration d'un discours vrai sur le monde?
Cet ouvrage présente quelques éléments essentiels de la réflexion féministe actuelle sur la méthodologie de la recherche en sciences humaines et sociales. Il repose sur un certain parti pris, à savoir que la recherche féministe n'est pas une méthode, au sens restreint de techniques et de procédures qui lui seraient propres. La recherche féministe y est plutôt définie comme une approche, un regard multidisciplinaire fondé sur la notion d'engagement : engagement personnel de la chercheuse envers son objet de recherche, engagement théorique ancré dans le prisme d'analyse des rapports sociaux de sexe, engagement politique pour la transformation des rapports sociaux.
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Le parlementarisme canadien est la deuxième édition, revue et augmentée, du
Vaut-il la peine d'élire plus de femmes en politique? Oui, si on considère que leur entrée au Parlement fait partie d'une stratégie plus globale de l'accès des femmes aux sphères de pouvoir. Malgré les nombreuses contraintes imposées par les règles du jeu parlementaire, les députées disposent tout de même d'une certaine marge de manoeuvre pour faire avancer les causes qui leur tiennent à coeur, pour défendre les revendications du mouvement féministe, par exemple.
Les politiques publiques canadiennes s'inscrit en continuité avec un premier livre, paru aux PUL en 1995, intitulé 

S'il est encore vrai que les femmes ne jouent souvent qu'un rôle secondaire dans la vie politique, les réflexions présentées ici témoignent pourtant d'une volonté de s'affranchir de ce statut de citoyennes de seconde catégorie, et ce, par de multiples stratégies : se réapproprier le savoir, intégrer toutes les instances du pouvoir politique, intervenir sur les décisions de l'État, développer de nouvelles formes de représentation politique.
La sous-représentation des femmes en politique peut porter à penser qu’elles ne s’intéressent pas à la chose publique. Mais cela peut aussi s’expliquer par les obstacles que ce milieu traditionnellement réservé aux hommes dresse devant elles. Plus proche de la vie quotidienne, la politique municipale pourrait sembler plus disposée à les accueillir. Pourtant il n’en est rien. Pourquoi?
Le système parlementaire canadien, c'est d'abord la réunion d'auteurs et de collaborateurs de talent qui ont choisi de répondre avec succès à la difficile formule du manuel d'introduction. Difficile d'abord, parce qu'on s'adresse à des lecteurs qui ont peu de connaissance du domaine. Difficile ensuite, parce qu'il faut en même temps tout couvrir. Et réussi, parce qu'ici, ces deux exigences ont été rencontrées.